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Tribunes

LES TRIBUNES

Une collection de contributions qui appellent vos commentaires et prises de position .

Mercredi 15 février 2006

Un facteur qui respecte l’anonymat - par Frédéric Pô

Frédéric Pô est responsable marketing client à laposte.net

Chaque jour, chacun d’entre nous est exposé à près de 3 000 messages publicitaires. Face à ce déferlement, la liste Robinson compte près de 200 000 inscrits. Les autocollants « Stop Pub » ont déjà attiré 5% des français. Sur Internet, une majorité d’utilisateurs ont installé des outils de lutte contre le courrier non sollicités, alors qu’apparaissent des outils de messagerie électronique qui bloquent tous les messages dont l’expéditeur n’est pas présent dans le carnet de contact du récepteur. La LCEN renforce la protection des consommateurs en imposant aux annonceurs de ne s’adresser qu’aux personnes déjà clients ou prospects, ou, à défaut, à des internautes ayant explicitement accepté la publicité (l’opt-in).
Utilisateurs et législateur s’accordent donc pour « tenir les annonceurs à distance ».

Doit-on pour autant s’inquiéter d’un rejet de la publicité ? Pas si sûr.

Malgré les craintes exprimées ça et là et renforcées par la multiplication du spam, les internautes ne sont finalement pas si opposés à recevoir de l’information commerciale. Pour ne donner qu’un exemple, le grand jeu de Noël que nous avons lancé sur laposte.net nous a permis de récolter plus de 200 000 coordonnées en « opt-in »(soit près de la moitié des joueurs). Le ras-le-bol stigmatise moins une surexposition à la publicité, qu’une lassitude de recevoir des messages pour des produits ou des services dont nous n’avons que faire. La qualité de la proposition joue ainsi un rôle primordial dans l’acceptation ou le rejet du message. Et ce n’est finalement pas un hasard si 95% des français rejettent le marketing téléphonique alors qu’ils sont en revanche 93% à lire ou regarder les publicités envoyées par courrier : le courrier reste le media qui leur donne le sentiment d’être le plus concernés.

S’il ne provoque pas les réactions de rejet de la sollicitation par téléphone, l’email reste encore loin derrière le courrier en termes d’adhésion et d’acceptation : 73 % déclarent encore ne pas apprécier recevoir de mail publicitaire. L'Email marketing français souffre bien évidemment des mauvaises pratiques des spammers. Mais aussi de certains réflexes de marketer, qui, abusant du très faible coût d'envoi, préfèrent arroser 120 % de la cible, plutôt que 100%.

Face au marketing de masse et au rejet de l’omniprésence publicitaire, se développe donc un marketing de permission qui redonne au consommateur le contrôle de ce qu’il reçoit. Cette évolution se déroule dans le cadre d’un arsenal juridique toujours plus contraignant, avec de nouveaux outils marketing qui permettront aux consommateurs d’interagir avec des milliers de messages publicitaires.

Plusieurs outils sont ainsi à l'étude, en France comme à l'étranger : certains, assez intrusifs, passent par l'envoi via Bluetooth de messages sur nos équipements portables (téléphones, PDA..). D'autres, comme les QR Code, connectent déjà les consommateurs japonais aux sites des publicités qui les intéressent, offrant ainsi une certaine réactivité face à la publicité. Les prochains sont encore à trouver, qui permettront aux consommateurs de choisir sous quelle forme, quand et quel message ils souhaitent recevoir de la part des annonceurs, en tout anonymat. Ces messages pourraient transiter par un tiers de confiance tel que La Poste, qui garantirait cet anonymat tout en assurant la remise des messages souhaités, sous la forme demandée.

15 février 2006 18:01:45

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Jeudi 09 février 2006

En papamobile avec Joshua Davis au WIF de Limoges - Interview par Geneviève Petit

A 35 ans, Joshua Davis est l’un des cinq papes du web design dans le monde (pour mieux faire sa connaissance, (voir son interview en anglais). Cet adepte du skate et de la pêche à la ligne, tatoué jusqu’au cou, a véritablement illuminé de sa présence Le Webdesign International Festival de Limoges. Pendant les trois jours de la manifestation, qui se déroulait dans une sorte de soucoupe volante implantée au milieu de nulle part (le technopôle Ester de Limoges), il s’est montré disponible à tous, sincèrement impliqué, et a signé jusque tard dans la nuit, dimanche soir les diplômes de jeunes participants. Ces diplômes signés devraient être encadrés, car pour tous ces jeunes designer, Joshua Davis est un peu un Dieu vivant, qui a le don d’ubiquité : il sera juré aux Clics d’or 2006.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de présider le jury du WIF ?

C’est Pia Abildgaard, de l’ARD Limousin. Je passe mon temps à courir le monde depuis cinq ans, je vais dans dix pays par an, un peu comme Madonna. Parfois, je me demande pourquoi je fais tout cela. La plupart du temps, dans ces jurys, je ne rencontre pas les gens dont je juge le travail. C’est pourquoi, la proposition de Pia m’a séduit. j’avais la possibilité de rencontrer en une seule fois des jeunes web designer venant du monde entier.

Etes-vous payé pour cela ?

Non. Toutes ces activités sont bénévoles. Mais je gagne ma vie avec les clients du studio, Chanel à Paris, BMW à Munich et le rapper Kanye West, à New York, ainsi qu’avec mes oeuvres. Mes clients recherchent le côté sauvage et expérimental de mon travail artistique, même si au bout du compte, je dois quand même me plier à leurs contraintes. Ce qui n’est pas la part que j’apprécie le plus dans mon travail.

Comment définiriez-vous votre style ?

En ce moment, c’est abstrait et chaotique Mais comme je suis à moitié Allemand, il y a toujours un côté « clean » derrière.
Certains se sont étonnés que je partage les sources codes de mon travail avec tout le monde ; mais en partageant, je reçois autant que je donne. Dans mon métier, il faut toujours se remettre en cause. J’ai compris comme Madonna que si je n’avais pas peur de changer mon style je serai toujours « relevant ». C’est un peu comme Picasso et ses différentes périodes. Il ne faut jamais rester sur ce qui vous a apporté le succès

De quel travail êtes-vous le plus fier ?

Onceuponaforest est une œuvre à laquelle je suis très attaché, car j’en suis l’unique client.

Vous êtes un des web artistes qui comptent. Quels sont les web artistes qui comptent pour vous ?

Mooch et le Japonais Yugo Nakamura

Quels sites internet aimez vous bien ?

je passe peu de temps à visiter des sites internet. Mes sources d’inspiration résident ailleurs. Dans la nature, quand je me rends compte que les arbres obéissent aux injonctions des camions, sur l’une des grandes routes du Minnesota, où je passais quelques jours. Ou dans mes voyages, le travail architectural du musée de Bilbao ou celui de Twombly, en Espagne. C’est aussi ce que j’ai dit aux compétiteurs du WIF : il faut trouver ses sources d’inspiration ailleurs que sur internet, parce que si vous vous inspirez de ce qui se fait sur le Web, vous ne ferez jamais rien de nouveau. Mais je peux quand même citer Adidas, ou Vodafone.

Qu’avez-vous pensé des travaux remis ?

Je pense que ces jeunes avaient une grande chance ,celle de ne pas avoir de contraintes liées aux clients. Mais beaucoup se sont comportés avec un certain conformisme. Et c’est très dommage.

Qu’avez-vous dans vos bookmark ?

Google et Amazon.

09 février 2006 20:01:01

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Mercredi 08 février 2006

Communication et marketing on-line – Design is not Dead , par Benoit Duverneuil

Benoit Duverneuil – Chargé de mission TIC à l’ARD Limousin, qui organise le Festival International du Webdesign.

N’en déplaise à certains gourous du Web comme Jakob Nielsen, l’Internet de demain n’a que peu de chances de ressembler à ça www.useit.com. Si l’accessibilité est aujourd’hui une tendance lourde dans le domaine du webdesign, elle n’occulte pas le développement de nouvelles formes de marketing et de communication dans lesquelles le design, voire même l’art apportent une véritable valeur ajoutée.
On n’hésite plus à utiliser les technologies Internet pour d’autres médiums. Le motion design qui fait la part belle à Flash est désormais partout. D’ailleurs, Adobe, la principale société en pointe dans la PAO et l’édition web vient de lancer le Motion Design Center. Disponible en Anglais seulement, cet espace est consacré au champ des possibles des animations Flash :
www.adobe.com/motiondesign/main.html
Ces créations préfigurent une partie du web de demain.

On l’annonçait depuis longtemps, elle pointe enfin le bout de son nez, la convergence média autour du web est enfin une réalité. Le motion design, la mobilité, les interfaces hommes-machines, l’explosion des offres triple-play et même quadruple play (en Corée, le phénomène est déjà une réalité)… autant de nouveautés qui demain vont fonctionner ensemble. La révolution culturelle est en route, le Web ne sera bientôt plus uniquement pensé comme un médium délivré par l’ordinateur. Le Web EST le produit. Et quand il n’est pas le produit lui-même, le Web peut être, et sera, le composant de différents produits. Les téléphones mobiles, les PDA et demain d’autres terminaux de la taille d’une montre, peut-être même votre montre elle-même…les objets de notre quotidien seront vecteurs de contenus interactifs. Et qu’en sera-t-il de votre frigo ou de votre canapé ? Avec IPv6, chaque objet de notre quotidien est potentiellement connecté à l’Internet. Là encore, le rôle des web designers sera essentiel.

Les marques rivalisent déjà d’innovations. Le nouveau site d’Eminem nous démontre que l’industrie des contenus interactifs n’a décidément peur de rien www.eminem.com.
Lorsque Nike présente sa nouvelle collection en Corée, le design adapte la marque aux codes de la jeunesse locale nike.co.kr/tee.
Si le style ne convient pas, on pourra également de plus en plus personnaliser le produit avant de l’acheter http://nikeid.nike.com.

L’internet est en passe de devenir le premier champ de bataille des marques. Cette guerre fratricide est d’ailleurs loin d’être terminée. Le gouvernement chinois est d'ailleurs en train de travailler à la protection et l’enregistrement de marques internationales, plus de 2,47 millions à la fin de novembre dernier.

La publicité devient toujours davantage collective et interactive. Et le pire est à venir, comme nous le prouve gentiment la dernière campagne de Microsoft pour son Media Center : http://www.milkmanmike.com/ ou encore cette campagne néerlandaise http://www.misterjefferson.com/.
Peut-être même qu’elle immergera une partie de notre corps?
http://www.puma.com/ecat/pindex.jsp?source=ss05ecat.

L’industrie publicitaire interactive va continuer de se développer avec le haut-débit. De plus en plus de personnes auront accès aux contenus du rich media et notamment à la vidéo en ligne. Les revenus de la publicité sur Internet augmentent (+ 6% cette année).
Par contre, contrairement à la télévision, les utilisateurs s’attendent à un retour sur investissement par rapport au temps passé sur le média. Les usagers vont donc jouer de plus en plus la carte de l’interactivité. L’explosion des concours en ligne et via téléphones mobiles en est l’un des signes précurseurs. Le téléchargement de goodies personnalisés aux couleurs des marques va lui-aussi se développer très rapidement. On se les échangera ensuite avec son nouvel iPod qui permettra de stocker des Tera-Octets de données.

Pour implémenter tous ces nouveaux types de contenus et créer la filiation entre les hommes et les machines : les webdesigners ont de beaux jours devant eux.
Pour reprendre une phrase du gourou Clement Mok : « Le design est une science de compréhension des besoins des gens et leur unique relation avec l’art, la littérature, la musique, le travail, la philosophie, la communauté, la technologie et la psychologie. L’activité du design est de structurer de créer cette relation ».

08 février 2006 05:32:14

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Vendredi 20 janvier 2006

L'appropriation du web par le consommateur, le nouveau défi des marques - par Jean-Marie Boucher

Jean-Marie Boucher est le fondateur de Digitroc, il est aussi consultant pour les sites de E Commerce.

La professionnalisation du web a occupé les marchands la décennie passée. Maintenant que la rentabilité est là, un nouveau défi attend les marques: l'appropriation du net par les consommateurs. Ce défi s'annonce en forme de question : comment garder le contrôle quand mes consommateurs deviennent les maîtres des vecteurs de diffusion ?

L'appropriation du net par le consommateur final ne date pas d'hier : l'écrasant succès d'e-bay, aujourd'hui premier marchand mondial devant Walmart, est en le signe le plus frappant. Citons également pêle-mêle les sites d'opinion de consommateurs experts (ciao, epinions), les sites d'échanges de bons plans, de comparaison de prix ou de codes de réduction, comme signes récents de ce que les Américains appellent la prise de pouvoir du consommateur (client empowerment). Comme si le consommateur n'était déjà pas assez complexe, le voilà qui devient marchand !

Plus récemment, l'émergence du C-to-C dans de nombreux domaines accélère la tendance à la communautarisation du marché. Sur le marché musical, l'industrie a senti le vent du boulet après les dérives du peer-to-peer qui a permis aux consommateurs de contourner les marques (kazaa, emule). En matière de rencontres, meetic et ses nombreux épigones profitent à fond des possibilités de « désintermédiation » du net.

En ce qui concerne les produits d'occasion, c'est le consommateur qui est le marchand (Priceminister est le succès le plus connu en France). Après l'occasion, l'échange de biens ou services entre particuliers (peerflix ou digitroc et sa fonction de vide-grenier virtuel) est une autre alternative à la vente de produits neufs. Beaucoup l’envisagent comme une version très moderne du commerce « durable » : la vente ou l'échange entre particuliers permettent de ne pas gaspiller en remettant en circulation des biens, des produits, des services qui peuvent encore servir. Avantage pour les marques : les produits de qualité, « de marque », ont une meilleure cote que les produits « copiés » ou sans marque.

Dans le domaine de l'information, l'internaute expert est aussi un rédacteur comme sur l'encyclopédie Wikipédia dont Amazon s'inspire pour lancer, en une analogie marchande, « ProductWiki » qui permet à chacun de décrire soi-même chaque produit en vente par un avis complémentaire. En France, Zlio ou blogmarchand permettent au consommateur de créer sa propre zone shopping et – aussi – de contourner les sites marchands et le marché du neuf. Aux USA, c'est Yahoo qui brouille les cartes avec Yahoo Shoposphere qui permet à tout quidam de créer et partager ses propres listes de produits, de diffuser des avis, des offres…

Alors que peuvent faire les marques face à cette nouvelle concurrence inéluctable ? Faut-il parier sur le manque de professionnalisme des nouveaux acteurs ? Difficile quand le CtoC représenterait déjà 26% des ventes en ligne aux USA. Et puis, ce sont les plus costauds du net qui développent des outils pour ces nouvelles formes de commerce : citons Amazon et sa Marketplace, ou Microsoft avec le projet Fremont, assez proche de l'initiative Google Base. Ces initiatives qui consistent à créer des bases de produits ouvertes et gigantesques dans lesquelles chacun pioche pour devenir marchand et / ou annonceur sont les vrais futurs concurrents des sites de marques traditionnels.

Alors quoi ? Si j'étais une marque ? Je m'empresserais de structurer mon propre marché C-to-C au sein de la communauté de mes clients, de faire d'eux mes alliés … avant que d'autres ne le fassent pour moi.

20 janvier 2006 17:30:03

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Lundi 09 janvier 2006

La disparition du web - par Christophe Le Bars

Christophe Le Bars est directeur associé de uing.net

Qui n'est pas réjoui d'observer les transformations et les nouveaux usages actuels du web? De la dynamique collaborative qui produit l'encyclopédie en ligne Wikipedia, à la croissance insolente du commerce en ligne, c'est de nouveau un bouillonnement d'idées et de techniques. Le microcosme internet se dépêche même d'en nommer l'avant-garde « web 2.0 », et tente de découvrir les idées fortes qui la distingue de sa première version.

Petit extrait du catalogue de ces idées : le web comme plate-forme, collaboration et participation des utilisateurs, architecture de composants, API légères et simples, utilisation des standards et des logiciels libres (oui, on parle de plus en plus LAMP) - beaucoup de choses aussi diverses que convaincantes... Mon sentiment est partagé entre une approbation évidente et le malaise que « web 2.0 » englobe vraiment trop d'éléments pour qu'il ne désigne pas, rien. Puisqu'on me demande une vision des 10 prochaines années du web, je veux bien sauver un point de la définition floue du « 2.0 » : le mot plate-forme.

Remarquons que l'utilisateur ne regarde plus internet que par le bout de son navigateur. Hors des spécialistes, qui a t-il donc au delà du protocole « http:// » ? Le mail et la messagerie instantanée, certes, mais ceux-ci ne sont-ils pas déjà en phase d'absorption? Qui n'aura pas adopté un webmail pour lire son courrier demain? Pas grand monde...

Le web est *la* plate-forme universelle qu'internet attendait. Elle devient une plate-forme idéale parce les standards y ont triomphés. Condamnées par l'histoire, les tentations de contrôle par propriétarisation et balkanisation (rappelez-vous des batailles Netscape/Microsoft) ont fait la place à un nouveau credo : standards et l'interopérabilité. Il faut lire le weblog des développeurs de IE7 pour constater ce changement d'état d'esprit : Microsoft ambitionne d'être encore plus standard que le champion Firefox!

Oui, la plate-forme « web » se porte bien merci, elle n'est pas seulement universelle mais aussi multi-formes et multi-usages. AJAX et RSS sont les preuves vivantes que standardisation et normalisation ne sont pas antinomiques avec innovation et évolution. Il est frappant de constater à quel point le terme « site web », sans précision, sonne aujourd'hui creux et un peu démodé : ne vaut-il pas mieux dire quelque chose comme boutique en ligne, webmail ou blog pour se faire comprendre? Et on peut compter chaque jour les applications, les unes après les autres, qui sont avalées par le web. On nous annonce pour bientôt le weboffice, à moins que de nouveaux usages ne rendent périmés le concept de traitement de textes ou celui de tableur.

Standardisation, interopérabilité et ubiquité signent donc la victoire de la plate-forme web... Et sa disparition en tant que technologie distinctive et différentiatrice dans son creuset originel, l'informatique. Si tout est web, qu'est ce qui est « web » ? J'ai la faiblesse de croire que la bulle « 2.0 » va éclater - sémantiquement, plutôt que financièrement.

La vision de Uing s'inscrit dans cette trajectoire qui voit le web disparaître comme notion de référence de l'utilisateur. Pourquoi parler de site web ou d'hébergement? Il s'agit juste de proposer des outils qui permettent de publier facilement son univers multimédia en ligne.

09 janvier 2006 06:58:24

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Dimanche 01 janvier 2005

Internet, et les déficients visuels, qui est aveugle ? par Sylvain Nivard

Sylvain Nivard est aveugle et Président de la comission culture CNPSAA
(Comité National pour la Promotion Sociale des Aveugles ou Amblyopes)

« Grâce à internet j’ai l’ensemble de la connaissance humaine aux bouts de mes doigts . » Cette affirmation enthousiaste pourrait être prononcée par n’importe quel internaute ; mais, lorsque c’est une personne aveugle qui le dit, cela a d’autant plus de poids qu’avant d’avoir accès à internet, notre ami déficient visuel n’avait qu’un accès très limité à l’information. Il faut savoir en effet qu’en France alors que chaque année on édite environ 50 000 ouvrages à destination des personnes voyantes, l’ensemble de l’offre de l’édition adaptée tout confondu : Braille, sonore ou gros caractères représente au plus 60 000 titres, soit à peine plus que l’équivalent d’une année de publications.
Alors, avoir tout d’un coup à sa portée tout le contenu d’internet, représente pour les déficients visuels une formidable opportunité de sortir du ghetto de l’offre adaptée , une ouverture inédite vers la culture, les études, le travail ou tout simplement vers les loisirs.
Comment fait-on pour accéder à internet lorsqu’on est aveugle ou mal-voyant ? On installe sur son ordinateur l’un des logiciels spécialisés qui permet d’utiliser un PC. Soit je suis mal-voyant et le logiciel me permet de grossir le contenu de l’écran et d’adapter les couleurs et contrastes à ma sensibilité visuelle. Soit je suis aveugle et le logiciel spécialisé va envoyer le texte de l’écran à une synthèse vocale qui va le vocaliser et/ou à une plage tactile qui va afficher des caractères en Braille.
Et c’est là que se dissimule la menace qu’internet fait peser sur les aveugles. Ces logiciels spécialisés ne savent transcrire en Braille ou en vocal que du contenu textuel. Tout ce qui est graphiques, images, photos ou vidéos n’est pas reconnu. Certes, les animations sonores nous sont accessibles, mais, la plupart du temps, elles ne viennent qu’à l’appui d’un contenu visuel et ne se suffisent pas à elles mêmes.
Aujourd’hui malheureusement peu de sites sont parfaitement accessibles aux aveugles, la plupart le sont partiellement et certains ne le sont pas du tout. Il existe pourtant une norme W3C qui définit parfaitement les critères à respecter lorsqu’on développe un site pour qu’il soit accessible. Et le législateur français s’est ému en février 2005 de ce risque d’exclusion en imposant aux sites Web d’être tous accessibles avant 2008.
Alors, comment faire pour qu’après avoir été exclus pendant des siècles de la connaissance imprimée, les aveugles ne soient pas exclus de la connaissance publiée sur le WEB ?
La réponse est beaucoup plus simple que l’on ne croit : il suffit que ceux qui développent des sites le fassent sérieusement et proprement en se donnant la peine de développer des alternatives textuelles aux graphiques qui ont du sens. C'est-à-dire, d’ associer des légendes aux images et de combiner un lien textuel aux liens graphiques. Ainsi les déficients visuels pourront naviguer sur la toile comme n’importe quel internaute et être pleinement intégrés à la société de l’internet.
Vous qui développez des sites Web, tendez-nous la main. N’oubliez pas les alternatives textuelles. Vous le voyez, ce n’est pas qu’un contrainte légale…

01 janvier 2005 07:38:19

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Vendredi 23 décembre 2005

Le syndrôme du couteau suisse par Christian GRELLIER

Christian GRELLIER est Directeur Général eTF1

Depuis quelques mois, le monde des médias et des télécoms vit une certaine effervescence provoquée par l’émergence de nouveaux réseaux de distribution de contenus audiovisuels (TV sur la ligne téléphonique, TNT, 3G,…). Dans ces moments de turbulence, il est essentiel de garder à l’esprit des fondamentaux simples.

Les situations d’usage de chacun des terminaux grand public sont bien différentes. La télévision reste le média privilégié pour divertir et informer. Sous l’impulsion du DVD, la tendance est à l’amélioration de la qualité de l’image pour se rapprocher toujours plus de la « TV spectacle ». Dans ce contexte, la TVHD semble être une attente forte du marché et est désormais économiquement accessible avec l’amélioration des normes de compression (MPEG4) et la généralisation des écrans plats. La TV reste majoritairement un média que l’on partage en famille, même si le multi équipement permet une certaine individualisation de consommation sur les cibles les plus jeunes. La TV crée un lien social : c’est regarder le même programme ensemble qui est important.

Le téléphone mobile reste avant tout un outil de communication personnelle (voix, sms). Les opérateurs cherchent à augmenter leur ARPU en développant de nouveaux services multimédia mobiles – genre « d’internet nomade » -. Les possibilités d’individualisation et de géolocalisation permettent de développer de nouveaux services à forte valeur ajoutée, adaptés à l’abonné et au lieu où il se trouve. Avec l’arrivée du haut débit sur les réseaux mobiles (GPRS, EDGE, UMTS), il est désormais possible de consulter des services vidéo en mobilité. S’ouvre alors une consultation nomade de la télévision, une sorte de « TV à emporter », qui permet de garder le contact avec l’actualité (news, sports, TV réalité) en dehors de son foyer. La consommation quotidienne de TV en mobilité est estimée à plus d’une heure, par séquences de 5 à 10 mn, sur la base des services déjà lancés en Asie. Toutefois, si les réseaux mobiles sont efficaces pour la consultation en VOD, ils ne supporteront pas la diffusion massive de chaînes TV en live : la TNT (DVB-H) ou le satellite (S-DMB) sont probablement mieux adaptés. Au-delà du mobile, nous pensons que la TV en mobilité pourra également se développer sur les écrans embarqués dans les automobiles et sur les terminaux nomades, type iPod.

Internet, enfin, permet de communiquer, de se divertir et de s’informer. Grâce à la formidable progression du haut débit sur ces 12 derniers mois, le comportement des internautes a considérablement évolué. L’utilisation d’internet devient plus familiale et la durée de consultation par individu a très notablement progressé en raison de la généralisation des abonnements au forfait. Les usages changent : les contenus vidéos sont plébiscités (85% des internautes de tf1.fr sont équipés haut débit et ont consulté plus de 100 millions de vidéos en 2005) et les services communautaires (messagerie instantanée, blogs, forums) se développent. Sur internet, on recherche avant tout du service (V0D, e-commerce,…), la possibilité de s’exprimer et le moyen de communiquer avec une communauté d’intérêt.

Dans ce contexte, il est clair que chaque média est complémentaire et qu’il n’y a pas beaucoup de sens à porter le même produit sur ces différents terminaux sans l’adapter à son usage et à son modèle économique. Rappelons-nous de l’échec des WebTV par exemple: Attention au syndrôme du couteau suisse. Pour un groupe de communication comme TF1, le mobile et Internet constituent des médias de complément qui permettent de prolonger la relation avec nos téléspectateurs. Ce sont, en quelque sorte, des caisses de résonance de nos programmes.

Même si les technologies convergent au niveau des réseaux et des terminaux grâce au numérique, les usages restent très différents. Un bénéfice clair pour le consommateur, un apprentissage rapide, un bon positionnement prix et une fiabilité technique importent plus que la nouveauté.

Dans un monde complexe et évolutif, il faut proposer des offres simples et lisibles à nos clients, sans faire de fausses promesses. Cette règle de marketing de base reste vraie dans ce tourbillon numérique. Plus que jamais.

23 décembre 2005 08:36:35

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Jeudi 22 décembre 2005

Sommes-nous tous égaux devant le marketing viral ? par Yseulys Costes

Yseulys Costes est présidente de MilleMercis

Au départ utilisées dans des domaines BtoC aux cibles larges – citons pour exemple l’opération « Le Voyage de vos rêves » pour www.expedia.fr qui a géré plus d’1 million d’inscrits en 35 jours et remporté le Clic d’or 2005 de la catégorie Interagir - le marketing viral est en train de s’ouvrir à une multitude de secteurs d’activité visant des cibles de plus en plus précises. Ces derniers mois ont même vu l’apparition des premières opérations virales BtoB – comme par exemple le défi « Gomme – Feuille – Ciseaux » que vous pourrez retrouver sur http://www.jeu-ipsopresto.com.

Le marketing viral passionne les médias, les blogeurs, le landernau du marketing interactif et fait tourner la tête des chercheurs et des statisticiens. Passionnée par le phénomène, l’équipe de MilleMercis a entamé de nombreuses recherches sur le sujet. Une question nous hante : sommes-nous tous égaux devant le marketing viral ?

Egalité, bouche à oreille et marketing viral !
Même si la communauté du marketing interactif voue une adoration sans faille aux néologismes, le marketing viral n’est pas (seulement) le nom branché du « bouche à oreille ». Le bouche à oreille ne s’exprimait, comme son nom l’indique, qu’en face à face. Pour diffuser une information, il fallait donc que les « individus/consommateurs/cible » se rencontrent (vous rencontrez combien de personnes différentes par jour ?), se parlent (à des diners, autour de machines à café, dans les cours de récréation ?), et que justement ils aient envie de parler de votre marque de préférence pour en dire du bien. Ensuite, la qualité de l’orateur porteur de la bonne parole déterminait l’envie de son auditoire d’en parler à son tour. Pas facile pour une marque de considérer ce miracle comme une technique marketing ! Sur Internet, plusieurs phénomènes se conjuguent pour démultiplier la vitesse de propagation des informations. La taille des réseaux des individus la vitesse de diffusion sont considérablement augmentées : depuis le fond de sa chambre ou de son bureau il est possible d’avoir une activité débordante auprès d’un large public. Les personnes les plus timides désinhibées par leur clavier deviennent des Gourous de la diffusion d’informations. Paris n’est plus un passage obligé et des personnes habitants dans des régions reculées peuvent enfin faire entendre leur voix (Vive l’Aveyron !). En toute logique, le marketing viral nous remet tous à égalité dans la grande ronde de la diffusion d’informations.

Patriarche ou Egoïste : existe-t-il des profils de viralisateurs ?
Dans une segmentation réalisée sur 169 845 individus, nous trouvons 6 segments de personnes dont les caractéristiques virales sont très sensiblement différentes. Les Patriarches se caractérisent par une tribu de filleuls large et profonde (beaucoup de filleuls avec de nombreuses générations), les Féconds ont beaucoup de filleuls, mais malheureusement leurs filleuls ne poursuivent pas cette diffusion ; les Paresseux diffusent peu mais peuvent se reposer sur des filleuls actifs ; les Mous diffusent peu et leurs filleuls sont peu actifs ; les Egoïstes ne diffusent pas, quant aux Stériles, ils diffusent mais sans succès. Des nombreuses caractéristiques qui distinguent chaque segment, je retiendrai le sexe : la part des femmes est maximale chez les patriarches et la part d’hommes sensiblement plus élevée chez les Egoïstes …

Dis moi qui tu es, je te dirai à qui tu viralises
Le marketing viral est un phénomène hautement reproductif. En effet, nous viralisons majoritairement à des personnes qui nous ressemblent. Les hommes à des hommes, les femmes à des femmes, les parisiens à des parisiens, mes aveyronnais à des aveyronnais… La cible touchée au départ par la communication de l’annonceur se reproduit donc de génération en génération. C’est un pur bonheur pour les hommes de marketing qui peuvent ainsi faire confiance au marketing viral pour cibler leur communication, mais cela nous rend mécaniquement inégaux devant le phénomène.

Pour conclure : ce n’est que le début !
Il existe donc bien des différences entre les individus en regard du marketing viral et les premières opérations internationales que nous avons menées confortent cette analyse. En effet, nous observons des écarts de 1 à 5 entre les pays pour ce qui est du taux de viralisation ! Le marketing viral est un phénomène parfaitement mesurable ce qui permet d’en faire une technique marketing prévisible et efficace. Mêmes si nous la comprenons chaque jour un peu mieux, nous ne sommes qu’au début de la maîtrise de cette technique et de son analyse. Quel bonheur !

22 décembre 2005 05:53:17

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Mercredi 21 décembre 2005

Pour remplir le verre à moitié vide… par Stéphane Kasriel

Directeur des Produits de la société Paypal
(86millions d'internautes utilisent PayPal pour leurs paiements en ligne)


2005 a été une année-charnière pour le commerce électronique français, qui rattrape son retard à vive allure. Ce phénomène est catalysé par l’entrée massive du haut débit dans les foyers mais aussi par une plus grande confiance des français vis-à-vis de l’achat en ligne : les craintes hautement médiatisées des années 1999-2001 font place à des attitudes plus sereines. Ca c’est le verre à moitié plein.


Le verre à moitié vide c’est qu’il reste 3,6 millions d’internautes qui, bien que déclarant être sereins devant l’achat en ligne, ne sont pas encore passés à l’acte. Pour eux, la sécurité n’est plus une barrière, et il faut donc aller chercher ailleurs les freins.


Plus encore que la capacité d’Internet à engendrer des prix bas, les internautes y cherchent aujourd’hui la simplicité, la rapidité et la praticité,.


L’internaute est impatient, et sa « disponibilité » n’est réelle que sur quelques clics.. En outre, il a une conscience croissante du choix – lui aussi croissant - des sites ; il compare non seulement les prix et les services, mais aussi la qualité de l’expérience sur un site donné. En conséquence, on voit émerger des sites dont le business model répond aux demandes de praticité des internautes et dont l’ergonomie et la facilité d’utilisation répondent à leurs attentes.


L’achat doit donc être simple et plaisant. Si l’acheteur est satisfait du service, il le fera savoir autour de lui. Aidons-le à le faire – le Web 2.0, c’est aussi l’émergence du « Social Shopping ». Le bouche à oreille sur Internet peut être, à la longue, tout aussi efficace – et moins intrusif – que l’e-mailing à outrance.


PayPal s’inscrit dans cette démarche : si 80% des utilisateurs préfèrent PayPal à tout autre moyen de paiement c’est bien sûr pour des raisons de sécurité mais aussi et surtout parce que l’expérience d’achat est plus simple, plus pratique et plus rapide : PayPal passant au marchand les coordonnées de l’acheteur, celui-ci effectue un véritable paiement en deux clics, le Graal de l’e-commerce.


Malgré tout, 32% des internautes éprouvent toujours des craintes en matière de sécurité des paiements sur Internet alors même que ces craintes sont infondées. Il nous incombe de communiquer plus ce message. Pourquoi les grands sites français n’utiliseraient-ils pas leurs espaces publicitaires invendus pour éduquer l’internaute avec créativité de manière à lever ces barrières ?

21 décembre 2005 06:50:41

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Vendredi 16 décembre 2005

Annonceurs, faites pas joujou avec les jeux en ligne par Mathieu Nouzareth

Mathieu Nouzareth est président de Boonty, plateforme de jeux interactifs.

Des marques comme Coca Cola, Toyota, Ford, Pepsi, LG ou encore Daimler Chrysler ont parfois déboursé plus de 500 000 euros pour des jeux à leur marque. En vain : l'expérience joueur n'était pas très bonne, et l'intégration des marques, un peu hasardeuse.

Cela ne signifie pas que les marques n'ont rien à voir avec le domaine du jeu interactif. Au contraire. Mais elles doivent d'abord acquérir une bonne connaissance de cet univers, et des attentes de joueurs. Aux Etats-Unis, les joueurs acceptent l'intrusion des marques dans cet univers. Mais en Europe, les marques doivent avancer à pas de velours être subtil et proposer une véritable valeur aux consommateurs. Le placement produit à l'intérieur des jeux semble une solution d'avenir, même s'il convient de la scénariser, pour que la marque n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe. La publicité au début et à la fin du jeu obéit à une logique de consommation média déjà éprouvée, celle de la télévision. Enfin, la marque a tout à gagner à proposer des jeux gratuits. Ces systèmes de prime (un jeu offert à télécharger contre un plein d'essence, par exemple) ont le double avantage d'être dématérialisées et de permettre de constituer des bases de données qualifiées. Aussi, même si le jeu est un univers ludique, son appropriation par les marques passe par un apprentissage des plus sérieux.

Pas question de faire joujou avec les jeux en ligne !

16 décembre 2005 06:16:24

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Jeudi 15 décembre 2005

Mon poisson sur Internet ! par Philippe Quenedey

Philippe QUENEDEY, Directeur de Natoora.fr, cybermarché indépendant spécialisé dans les produits frais de terroir, lauréat du Grand Prix et de la catégorie « Vendre » des Clics d’Or 2005.

Par quelle fatalité le marché de l’alimentaire en ligne serait le dernier bastion rétif au développement du commerce en ligne en France ? Les exemples de réussite à l’étranger ne manquent pourtant pas. FreshDirect fait la révolution et s’impose un peu plus chaque jour comme la meilleure façon de faire ses courses à New York. Plus près de nous, Tesco ou Okado font également chacun plus de livraisons par jour que l’ensemble des cybermarchés Français réunis...

Il nous faut de toute évidence innover, car même si le marché progresse, il est loin des taux de progression d’achat en ligne des autres secteurs. Pas si simple au pays de la grande distribution : dépasser les paradigmes n’est pas chose aisée. Concevoir une nouvelle approche tant logistique que commerciale sur un nouveau canal de distribution représente toujours un risque opérationnel et financier… Surtout lorsqu’il s’agit de rentabiliser un service complexe à mettre en œuvre sans augmenter le coût des produits.

Nous avons l’habitude de dire chez Natoora que nous faisons tout à l’envers des autres. Il ne s’agit en rien d’une volonté délibérée. Tout juste une recherche d’efficacité adaptée à notre secteur. Pas de stocks, des produits ultra-frais et bons, pas de camions réfrigérés mais une chaine du froid autonome, de la vraie vente directe permettant de restaurer la marge des petits producteurs, une diffusion réellement nationale en France et en Angleterre, un modèle par construction rentable… La proposition peut surprendre. Et pourtant, ça marche.

Alors ? Il est certain que les cyber-marchés connaitront de profondes mutations dans les années à venir. La recherche d’un modèle économique viable à la Française n’est pas terminée. Reconstruits autour d’un vrai pôle « produits frais » qui se cherche encore, pôle garant d’une fréquence d’achat élevée et donc d’un accès régulier au consommateur, de nombreux produits et services viendront s’ajouter. Mécaniquement, le coût marginal de la livraison, point noir du secteur et clé essentielle de la rentabilité, baissera.

Nul besoin d’être devin pour anticiper la mise en œuvre de nouveaux partenariats ou de rachats d’acteurs spécialisés par les géants du secteur. Le rapprochement d’AuchanDirect et de GrosBill préfigure les mouvements stratégiques de demain. Le succès dépendra essentiellement de la qualité des solutions et des synergies logistiques qui seront mises en œuvre. Affaire à suivre…

15 décembre 2005 18:32:32

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Mercredi 14 décembre 2005

Faire l'autruche, ou s'exposer ? par Patrick Amiel

Patrick Amiel est dga de l’agence MRM et édite http://amiel.typepad.com/, le blog du marketing relationnel sur Internet

Avant, c'était simple : les reproches de consommateurs étaient confinés aux isoloirs des courriers consommateurs et autres numéros sous taxés. Mais aujourd'hui, le web offre aux clients une formidable caisse de résonance à leur satisfaction ou (plus souvent) à leur dépit. Savoir écouter est déjà un premier pas que peu d'acteurs ont franchi (voir tribune de François Collet).



Savoir réagir est encore un autre histoire. Que faire lorsque vous découvrez que vos consommateurs ont largement exprimé leur opinion positive ou négative sur votre produit star ? Faut il se contenter d'observer, améliorer son produit, ou prendre la parole là où a lieu le débat ? Quelques marques (mais aussi patrons et hommes politiques!) ont aujourd'hui osé répondre directement à leurs detracteurs et assument le débat. Ainsi, sur le blog que j'anime, la note Neuf, qui a généré à ce jour une cinquantaine de commentaires. Neuf s’est exprimé, sous le pseudo « Raph » et son intervention a été bien accueillie; mais Free, le plus attaqué, s'est inscrit aux abonnés absents sur ce débat. Dommage, car trente à quarante personnes tombent sur cette note par jour, en tapant « neuf ou free telecom » sur Google, où le post en question apparaît en première position. Aux Etats Unis, Netflix, une société qui loue des DVD à domicile, a été contrainte de considérer le blog expert comme un interlocuteur aussi valable que des journalistes, sous la pression des blogger...


De son côté,Nicolas Sarkozy a entamé directement le dialogue sur le blog du réalisateur de la haine, Mathieu Kassovitz L'échange de l'homme politique et de son contradicteur a le mérite d'éloigner la langue de bois. Mais pour le Ministre de l’Intérieur, ce dialogue sans filtre et en public s’est terminé en queue de poisson : Mathieu Kassovitz a refusé de le rencontrer …

Pourtant, malgré les risques, plutôt que de faire l'autruche, de plus en plus d'acteurs vont devoir apprendre à participer à des débats qui les concernent au premier plan... ou laisser d'autres faire la pluie et le beau temps à leur place.

14 décembre 2005 04:48:56

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Mardi 13 décembre 2005

Bientôt sur vos écrans: la Télé 2.0 par Cedric Ingrand

Cédric Ingrand est journaliste sur LCI,
où il anime le journal du web et Plein écran


C'est une constante dans l'histoire des médias: tout se crée, tout s'invente, rien ne remplace jamais vraiment l'existant... Mais pour résister à la nouveauté, l'existant doit changer.


Puisque l'exercice consiste à regarder dix ans en avant, s'il faut jouer au petit jeu des prévisions, c'est probablement la télé qui devrait changer le plus d'ici à 2015. Un changement imprimé par le web, l'autre nouveau média dominant, qui en attendant d'en avoir l'audience, impose ses technologies


Allez, deux exemples d'une télé qu'on regarde autrement, pris presque au hasard... Prenez l'iPod, le dernier du nom, celui qui joue de la vidéo. Ok, de l'image sur un baladeur, c'est certes pas vraiment nouveau (des Français comme Archos font cela très bien depuis quelques années), la différence, c'est Apple, qui a eu l'intelligence d'inventer l'écosystème qui donne un business model à la vidéo sur IPod, et surtout le génie de reprendre à son compte le podcasting, audio hier, vidéo demain. Des contenus payants et gratuits, panachés à loisir par l'utilisateur, rapatriés et remis à jour sans effort sur son baladeur, et que l'on peut regarder partout, même sur sa télé, devenue un simple périphérique de son baladeur... Ecoutez bien, au lointain, on croit déjà entendre se fissurer les vieux modèles économiques de la télé...


Autre exemple, pas encore disponible chez nous, Sling, un appareil vendu 200 dollars, une boîte grise toute bête avec deux prises: l'une permet de brancher une source vidéo (DVD, récepteur câble ou satellite, etc.), l'autre est une prise Ethernet classique. A vous de choisir ce que vous y brancherez, Sling se chargeant de compresser en temps réel l'image et le son, désormais disponible à la demande où que vous soyez, tant que vous êtes connectés au réseau.


Bref, si l'enjeu n'est pas la gratuité, si l'image peut encore avoir des droits, la consommation de la télé, elle, n'aura bientôt plus d'endroit, plus de temps ou d'espace défini... De quoi forcer éditeurs et diffuseurs à créer à court terme les formats, les contenus qui vont avec ces nouveaux modes de consommation, et à réfléchir à plus long terme à une vraie transformation. Une évolution à vue et à marche forcée, sous peine, pour la télé, de perdre son statut de média roi.

13 décembre 2005 01:32:29

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Lundi 12 décembre 2005

Les opportunités de la « glocalisation » virtuelle par Cécile Moulard

Cécile Moulard, directrice marketing Europe de Meetic

Les technologies de l’information transforment. Tout. Nos habitudes de communication et d’information, nos moyens de connaître et de se faire connaître, nos méthodes de travail, nos opportunités d’entrepreneur, nos stratégies d’entreprise etc. Elles nous font voir le monde différemment. Si elles ne changent rien à l’importance d’établir les bons objectifs et de mettre en face les bonnes méthodes pour les atteindre, elles permettent de trouver des chemins nouveaux pour accélérer les phases de développement normales d’une entreprise.

Quand un marchand virtuel de produits ou de services souhaite « ouvrir un nouveau pays », il lui suffit bien souvent de traduire son site dans la langue du pays de destination, de travailler avec un bon avocat pour s’assurer de ne pas entrer en conflit avec les lois locales en vigueur, d’offrir un service client dans la langue de ses clients cibles et de faire quelques allers-retours en avion sur place pour rencontrer les fournisseurs ou les partenaires … et le tour est joué. Pas besoin d’ouvrir une filiale, ni même une représentation commerciale. Du moins pas tant que le marché ne le nécessite pas : le magasin, lui, est en place et bien visible sur la toile. Tout le marketing peut être pensé et actionné depuis le pays d’origine : achat de mots clefs, de bannières publicitaires, choix des réseaux d’affiliation, optimisation du référencement etc. On peut créer le marché, le tester, le comprendre avant de décider de s’y implanter avec plus d’ambition. Aujourd’hui il est possible de livrer dans des délais tout à fait acceptables par le client des produits stockés dans le pays d’origine. Il y a bien sûr des exceptions : le frais – bien que certains conditionnements permettent de l’envisager -, les produits trop encombrants etc. Le défi réside donc davantage dans le fait de trouver de moyens nouveaux de s’affranchir de ces contraintes spécifiques.

En permettant d’agir de manière bien concrète sur les étapes du développement notamment géographique de l’entreprise, les technologies de l’information montrent leur capacité à accélérer le processus de développement. Cela n’affranchit en rien l’entrepreneur de la nécessité de bien choisir ses marchés cibles, d’agir de manière efficace et intelligente, de mettre en face de ses ambitions les moyens marketing utiles et suffisants à la réussite de l’entreprise – moyens qu’il doit utiliser de manière fine et rapide afin de s’assurer une croissance rentable : cela aussi les technologies le lui permettent.

En somme, si chaque entreprise a des défis singuliers à relever, les technologies de l’information, bien utilisées, permettent à des acteurs qui ont fait de la toile leur territoire de se développer rapidement et à un moindre coût hors de leurs frontières d’origine (être un acteur global) tout en s’adaptant aisément à chaque marché localement (être un acteur local). C’est ainsi que ce sont glocalisé avec bonheur nos stars du web : kelkoo, pixmania, meetic … ou encore skype, e-bay, yahoo, google. De beaux exemples qui donnent et donneront à n’en pas douter l’énergie à d’autres de se penser virtuel et glocal …

12 décembre 2005 06:01:26

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Vendredi 09 décembre 2005

Et ta sœur, elle est virale ? - par François Collet

François Collet , directeur associé de l'agence Heaven.
Heaven, agence conseil en marketing et communication on line, a été créée en 2001 et compte 25 salariés et une quarantaine de clients, dont MSN et Xbox.


Non, les bloggers ne vont pas tout à coup considérer que votre produit est le meilleur du monde et le raconter à tout le monde. Ça n’existe pas.

Et vous n’y changerez rien en ajoutant la «petite vidéo rigolote qui va faire le tour du monde». S’il vous plaît, chers «annonceurs», dans vos bonnes résolutions pour l’année prochaine, arrêtez de demander ça à votre agence. Vous pouvez appeler ça du «marketing viral», du «buzz marketing» ou du «blog guerilla machin», ça coûtera plus cher, mais vous n’y changerez rien.


Pourtant, il se passe bien quelque chose dans le petit monde de la communication on line. Quelque chose d’intéressant, à mon avis… mais pas ça.

Qui que vous soyez, quoi que vous vendiez, il y a en ce moment quelqu’un qui dit du bien de votre produit. Si.

Trouvez-le. Ecoutez-le. Comprenez-le. Et enfin… aidez-le.

C’est tout ce que vous pouvez faire, mais là, vous venez de commencer à construire quelque chose.


Vous venez d’identifier une nouvelle catégorie d’interlocuteurs pour votre entreprise, qui, dorénavant, ne quittera plus vos plans et y prendra même sûrement une importance croissante. Ils ne sont ni consommateurs, ni salariés, ni journalistes, ni actionnaires, mais ils seront au minimum un nouveau vecteur de communication et bientôt, peut-être, un réel moteur d’innovation.

Tel est à mon avis l’enjeu réel des récentes évolutions d’Internet ; il serait dommage de passer à côté en sacrifiant à la mode actuelle du «au secours, je veux un blog».

09 décembre 2005 05:59:43

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Jeudi 08 décembre 2005

L’avenir des médias classiques sur le net est dans leur marque par Isabelle Bordry

Isabelle Bordry, ancienne dg de Yahoo, a créé sa société de consulting, pour accompagner les media dans l’ère Internet


D’après les journalistes américains Robin Sloan et Matt Thompson, auteurs de l’extraordinaire manifeste sur l’avenir du journalisme (robinsloan.com/epic) la messe est dite : les portails vont écraser des acteurs aussi prestigieux que le New York Times. De fait, en France, les médias se trouvent sur Internet au centre d’une double concurrence sauvage :
  • Les portails, fédérateurs de contenus et capteurs d’une forte audience ;
  • De nouveaux intervenants couramment appelés « pure player » qui ne se destinent qu’à la publication sur Internet.

En se spécialisant sur certaines thématiques, les « pure player » savent particulièrement bien répondre aux demandes des utilisateurs et capter ainsi une partie substantielle de la publicité en ligne. Aufeminin.com, boursorama.com et linternaute.fr sont d’autant plus redoutables pour les medias traditionnels que leurs équipes sont totalement dédiées à Internet et n’ont pas à faire l’apprentissage de l’interactivité.
Des textes courts, au style dynamique, souvent complétés par de la photo et/ou de la vidéo sont leur grammaire quotidienne. Interactifs, ils permettent au lecteur de naviguer d’un article à l’autre. Cette structuration du contenu privilégie les associations d’idées et la publication de textes coopératifs où plusieurs rédacteurs participent en temps réel à un article commun.
Habitués à vivre de leur « emblématique de marque » les médias traditionnels souhaiteraient que l’internaute reconnaisse d’emblée leur qualité rédactionnelle. Mais ce dernier ne voit que son bénéfice utilisateur. Tout comme, en matière d’E commerce, il challenge les marques installées avec de nouveaux venus proposant des services et des prix plus performants. Il veut l’info qu’il cherche, préparée à sa manière.
En concluant leur manifeste, Robin Sloan et Matt Thompson prédisaient l’avènement inéluctable de Google et de MSN, offrant aux internautes des journaux personnalisés où esprit de clocher et info approximatives le disputent au people. Dans la première version, ils concluaient « Mais après tout, c’est ce que nous avons voulu, non ? » Aujourd’hui, la conclusion est changée. « Il y a peut-être une autre voie ».
L’autre voie serait peut-être de s’appuyer sur son capital de marque tout en suivant les quelques règles simples énoncées par Roblimo sur Slashdot .
En effet, les médias classiques forment des communautés naturelles de personnes qui partagent les mêmes valeurs. Ce sont ces valeurs qui ont fait leur succès et qui vont leur permettre aujourd'hui de se différencier sur Internet.
Les medias classiques, sont à mon sens, à l'aube de découvrir tous les services qu’ils peuvent bâtir sur ces valeurs communes !

08 décembre 2005 07:40:15

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Mercredi 07 décembre 2005

Le BtoB, oublié des médias ? par Pierre-Olivier Brial

Pierre-Olivier Brial est le Pdg d’ipsopresto.com

Aujourd’hui, l'annonceur qui souhaite recruter des clients a l'embarras du choix. Sauf quand il appartient à l’univers du business to business : les offres des principaux média on-line (site web, moteur, comparateur de prix, ...) sont en grande majorité ciblées sur le recrutement de "particuliers" (BtC) et peu sur le recrutement d'entreprises (BtB). Ainsi, notre site ipsopresto.com, qui vend du mobilier pour PME, se retrouve dans la rubrique « maison et jardin », chez les comparateurs de prix. Souvent un annonceur BtB qui souhaite utiliser le web pour se constituer une base de prospects ou recruter de nouveaux clients est face à un dilemme : utiliser les grands carrefours d'audience avec un risque de déperdition fort, ou aller sur des sites plus ciblés mais avec un retour sur investissement aléatoire.

L'achat de mots clés dans les moteurs draîne une majorité de particuliers, les comparateurs de prix n'ont souvent pas de catégories adaptées, les bonnes bases d'e-mail sont rares et des techniques comme l'affiliation doivent encore faire leur preuve en BtB . Il existe bien sûr des supports efficaces et certains sites BtoB ont créé des package publicitaires . Mais très peu de "success story" sur lesquelles on peut capitaliser comme en BtC. Pourtant, la demande existe. Les annonceurs BtB souhaitent investir ce média et les entreprises sont chaque jour plus nombreuses à utiliser le Web dans leur démarche d'achat ou de recherche d'informations.

Un rapide coup d'oeil aux Etats-Unis montre que la situation est différente : les portails ont souvent une catégorie "business" développée (comme Yahoo Small Business, EBay Pro, ...) et l'on compte des sites BtB parmi les principaux sites en termes d'audience et de ventes. officedepot.com est l’un des cinq premiers sites mondiaux BtoB et BtoC confondus. Il nous faut donc continuer à promouvoir le "Web BtB" en France et inciter les supports à adapter leurs offres. La FEVAD (Fédération de la Vente à Distance) s'y emploie d'ailleurs en lançant une étude autour des comportements d'achats BtB sur le Web, qui sera publique à la deuxième quinzaine de février 2006. Ce rapport sera remis aux pouvoirs publics ? Car derrière l’enjeu du BtoB online, il y a tout simplement celui de la compétitivité française.

07 décembre 2005 01:59:59

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Mardi 06 décembre 2005

Quand les TIC veulent dire transport en commun interactif - par Stéphane Distinguin

Stéphane Distinguin
Fondateur et gérant du cabinet de conseil en innovation faberNovel



Les transports en commun (TC) constituent un terrain d’innovation et de développement des usages exceptionnels pour les TIC. Les usagers des transports publics consacrent à leurs déplacements un budget-temps toujours plus important. La mobilité s’inscrit désormais pleinement dans leur quotidien. Les TIC s’adaptent parfaitement aux besoins de cet utilisateur nomade, disponible pour se concentrer sur un écran…

Les propositions d’innovations et d’applications pour les technologies Internet, fixes et mobiles se construisent autour de 3 axes.

L’information pour attendre sereinement


Par rapport à la voiture, les TC sont perçus par les usagers comme une perte d’autonomie. Dépendre d’horaires et de temps de trajet qu’on ne maîtrise pas est une source de stress. Dans ce contexte, une meilleure diffusion de l’information réduit l’appréhension des usagers.

Le succès des centrales de mobilité et des services d’information en temps réel développés par les opérateurs (Transdev, RATP ou SNCF) témoigne de ce besoin. Les TIC facilitent l’accès à l’information en temps réel et au cœur de celles-ci, Internet et le téléphone mobile offrent un service de plus en plus complet, intégré et personnalisé.

Clairement identifié, le besoin d’information s’ajoute à un ensemble de besoins clientèle liés directement ou non au transport : détente, convivialité, communication, loisirs, etc.

Le transport de services


L’allongement annoncé des temps de trajet et les efforts menés en faveur de l’intermodalité (capacité lors d’un trajet de combiner différents moyens de transport) seront une nouvelle opportunité, un nouveau défi pour l’intégration des TIC dans nos parcours de transport en commun...

Fidéliser les clients en leur offrant un parcours simple, pratique et convivial réside dans l’aptitude des opérateurs à valoriser l’espace physique dont ils disposent. Pour cela ils doivent faire appel à des métiers transversaux et, dans un souci de fluidité, assumer le rôle de maître des lieux et donc déployer les technologies qui développeront et faciliteront les usages de leurs clients : bornes Internet (Urbam RATP), hot spots (Aéroports de Paris), écrans plats, …

Certains opérateurs ont également su valoriser l’e-space de leur site Internet en proposant un ensemble de prestations annexes liées à d’autres modes de transport, au tourisme, aux loisirs, à des services d’assurance, etc. La diversité de leur offre indique que l’opérateur de transport peut annexer une multitude de services et d’activités interopérables avec le déplacement physique des personnes. Le site voyage-SNCF en est un excellent exemple.

La bulle électronique du voyageur


Baladeur, PDA, téléphone mobile, I-Pod, PSP, … Dans les transports en commun, le passager est dans sa bulle. Puisqu’il ne conduit pas, il a le loisir de reconstruire une intimité dans laquelle ses terminaux électroniques, connectés ou non, font partie intégrante de son déplacement. Les transports en commun deviennent alors un lieu de loisir. Pod cast, jeux vidéo et télé sur mobile, les contenus s’adaptent pour accompagner le voyageur et ces nouveaux modes de consommation seront généralisés à tous dans un avenir proche !


06 décembre 2005 08:15:25

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Lundi 05 décembre 2005

Internet : sauveur des industries locales ? par Xavier Delanglade

Xavier Delanglade Directeur Général FullSIX

Internet devait révolutionner nos vies, nos habitudes, nos économies, nos industries… Après les avatars bien connus de tous, il a effectivement renversé beaucoup d’habitudes et facilité nos vies à tel point qu’aucun d’entre nous ne saurait plus s’en passer.

Et si, aujourd’hui, grâce aux nouveaux modes de commercialisation qu’il permet, il venait à l’aide d’une partie des industries locales ? L’offre de produits se standardise de plus en plus créant un nouveau besoin d’individualisation. En utilisant Internet, nous sommes capables de personnaliser à l’extrême les offres commerciales et, par conséquent, de maximiser la satisfaction et donc la fidélité des consommateurs. Pour y parvenir, certains industriels choisissent une grande profondeur de gamme et une dose d’adaptabilité des produits comme Adidas, d’autres décident d’en faire un challenge industriel avec une production à la demande, comme Dell.

Autre exemple, Longchamp, qui propose à ses clients de personnaliser en ligne sa gamme de sacs « Pliage » grâce à un configurateur internet. Pour permettre à la fois une personnalisation totale des produits et éviter des délais de livraison trop longs ou prohibitifs, une seule solution : produire localement.

Cette équation logistique est-elle suffisante pour assurer une protection des industries locales ? Certainement pas ! C’est l’approche marketing en amont qui va permettre de créer un lien avec le consommateur qui sera suffisamment puissant pour que ce dernier souhaite s’identifier à la marque au point de vouloir en personnaliser ses produits.

Internet va donc être utilisé à la fois pour créer une relation forte à la marque mais aussi pour élaborer des configurateurs simples d’utilisation permettant aux consommateurs d’obtenir le niveau de personnalisation le plus élevé possible tout en respectant les valeurs de la marque.

La combinaison entre souplesse de production d’une part et investissements marketing significatifs sur la marque et ses liens avec le consommateur d’autre part, n’est certainement pas une potion miracle pour maintenir une industrie locale. Cependant, elle peut y contribuer !

05 décembre 2005 06:17:24

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Dimanche 04 décembre 2005

Les agences Web gèrent leurs collaborateurs comme à l'ère de la machine à écrire - par Hymane Ben Aoun

Hymane Ben Aoun dirige le cabinet de recrutement
aravati France, spécialisé dans les nouvelles technologies

Internet a retrouvé la confiance des entreprises et les investissements sont à nouveau en hausse dans cet univers. Quel bonheur pour ceux qui y ont cru malgré la crise de 2001 et qui n’ont pas abandonné....
Zoomons donc sur une catégorie de ces acteurs en pleine effervescence : les agences de communication interactive.
Après une crise majeure qui les a contrainte à mieux se structurer et à professionnaliser leurs équipes, les web agencies ont à nouveau le vent en poupe. Nous pourrions imaginer, qu’elles ont tiré les leçons du passé, et bien non... Les mêmes causes produisent les mêmes effets, les dirigeants perdent de vue qu’ils n’ont à offrir à leurs clients que du conseil et du service, c’est à dire de la matière grise produite par des Ressources Humaines : les hommes et femmes qui peuplent leurs agences. Alors on peut imaginer que ces ressources sont réellement stratégiques ? Et oui, pour autant regardons comment les agences les gèrent.

Recrutement & intégration :
La majorité des agences recrutent dans l’urgence et surtout ne prennent en compte que la capacité du candidat à être immédiatement opérationnel sur le budget de ce client ; pour un créatif d’avoir prouvé une compétence précise; pour un profil technique d’avoir déjà développé un projet similaire.
On ne regarde donc que le savoir faire avec une vision de court terme... On peut assez vite omettre le savoir et le savoir être qui sont autant sinon plus important. Certains s'interrogent sur la capacité du candidat à s’intégrer à une équipe, d’autres celle de savoir si le candidat aura la capacité de rassurer le client.... Très peu se posent la question de la pérennité de leur recrutement : comment ce candidat peut-il s’intégrer à la vision stratégique de notre entreprise, comment le voyons-nous évoluer, que peut il apporter de différent ? Est-il en phase avec la culture de notre entreprise, d’ailleurs peut on parler dans les agences de culture d’entreprise ? Assez souvent, il n’y a eu aucune communication en interne sur l’arrivée du candidat et aucun processus d’intégration pour faciliter la prise de fonction du nouvel arrivant.

Gestion des carrières :
Les collaborateurs dans les agences travaillent souvent en mode projet, sous la responsabilité de différents managers, dans certains cas avec un hiérarchique et des patrons par projet. Qui peut les évaluer en fin d’année et aborder avec eux les différentes possibilités de développement ou d’évolution? Rappelons qu’assez souvent, il n’y a pas de Direction RH au sein des agences ou quand elles existent, elles ont peu de moyens et sont donc monopolisées par les aspects administratifs... On parle beaucoup du “coaching” pour accompagner le changement, je connais très peu d’entreprises interactives qui l’utilisent ...
Les dirigeants, très souvent brillants et extrêmement pertinents, mettent pourtant en oeuvre des moyens archaiques dans la gestion de leurs ressources humaines. Peu de programmes de développement personnel sont mis en place dans les agences.

Je pense que les agences qui réussiront à tirer leur épingle du jeu, seront celles qui saisiront cet enjeu. Il sera dans un avenir proche très difficile de recruter et de “retenir” des collaborateurs performants et impliqués si on ne se préoccupe pas plus de leurs gestion de carrière et du développement de leurs compétences. Le prochain challenge des agences sera de devenir des entreprises comme les autres, avec une réelle politique de gestion des ressources humaines.

04 décembre 2005 07:13:43

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Samedi 03 décembre 2005

Qui gérera les deux cotés du sablier internet? - par Pierre-Louis Fontaine

Pierre-Louis Fontaine
Directeur général de MindShare Interaction


D’un côté, les agences média, spécialistes de l’acquisition et de tous les canaux on-line de recrutement - de l’autre les agences opérationnelles et interactives, qui gèrent essentiellement la fidélisation.

Aujourd’hui, les deux mondes commencent à parler le même langage : la fidélisation va remonter sur le média: il est absurde qu’une marque rachète (en publicité) un client qu’elle a déjà acquis ! Mais il est logique que ce client déjà acquis reçoive une nouvelle offre de cette marque y compris lorsqu'il surfe sur la toile. La reconnaissance du client en amont deviendra donc primordiale à terme. Qui va être le chef d’orchestre de campagnes cumulant publicité, achat de liens sponsorisés, affiliation, e mail marketing ET gestion du client acquis?

La technologie permet aujourd’hui à un annonceur de différencier le prospect du client et donc de leur délivrer un message différent. Une technologie entièrement maîtrisée par les agence media après 10 ans consacrés à son élaboration. Les agences médias sont donc extrêmement bien placées pour servir de chef d’orchestre. Ajoutez à cela une capacité créative, une approche pluri-media et une logique internationale, et l'annonceur obtient l'ensemble du sablier en un seul et même point. Un "one-stop-shopping" capable de comparer, d'analyser, de benchmarker, et ce, dans tous les pays ou l'annonceur agira !

03 décembre 2005 08:33:38

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Vendredi 02 décembre 2005

E-commerce/ consommateurs: je te connais mais je t'ignore - Par Catherine Barba

Catherine Barba
Fondatrice de CashStore.fr, un portail e-commerce partenaire de plus de 100 e-marchands, qui récompense les achats de ses membres en leur versant du cash. Elle a lancé une offre consulting, sous l’enseigne Malinea, à destination des marchands du net.

Les e-marchands français semblent dire à leurs clients: je te connais, mais je t’ignore. A leur disposition, l’historique d’achat et la connaissance intime de chacun. À la disposition de leurs clients, un site souvent aussi anonyme pour Daisy la frivole que pour Dingo le dingue de high-tech.

Donner des choses différentes à des clients différents, un contenu spécifique par profil, c’est techniquement possible, mais pratiquement (quasiment) introuvable.

Au-delà de l’agréable « Bienvenue sur notre site Prénom Nom » ou de l’efficace « Vous avez aimé, vous aimerez » que l’on trouve, dans le sillage d’Amazon, sur Fnac.com et alapage, vous a t-on jamais fait régulièrement une proposition de produits pertinents au vu des articles déjà commandés, de votre navigation sur le site ou tout simplement de vos âges, sexe ou zone d’habitation ?

Alors, on s’interroge : est-ce, côté consommateur, le reflet d’un achat trop peu diversifié pour permettre au moteur d’association de produits de mouliner utilement ? Ou simplement, côté marchand, le reflet d’un scepticisme quant au retour sur investissement ?

Et pourtant, les consommateurs ne recherchent plus nécessairement le prix le plus bas, mais l’offre dont la valeur est la plus élevée. Certains, comme Pixmania ou Price Minister semblent en être conscients.

Reste à passer de la volonté à la mise en ligne, pour que les sites d’e-commerce nous proposent, comme au pied du sapin, tous les joujoux dont n’aurions pas osé rêver !

02 décembre 2005 07:46:37

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Jeudi 01 décembre 2005

Des annonceurs sub curieux - Par Geneviève Petit

Geneviève Petit
Directrice éditoriale de thélème


Il y a sept jours se déroulait la semaine de la pub au Palais de Tokyo. Jeudi dernier, donc, l'AACC Interactive et MSN consacraient une journée à la créativité sur Internet. On a slalomé entre www.method.com, la campagne brésilienne qui reprenait une mécanique déjà éprouvée en France, celle de la confession en ligne. Mais au service d'un produit, le savon pour s'en laver les mains, et avec un traitement vidéo bluffant. Deuxième porte qui m'a marquée, dans ce grand surf hivernal, la campagne pour une boîte de nuit belge. Allez sur www.analyzeblood.be, et vous comprendrez ce que viralité veut dire. Carlsberg n'a pas dû investir beaucoup d'argent, pour cette campagne pour le bubble club. Inoculé à 4 500 personnes, le virus s'est propagé au delà du million. He les Belges, si vous en avez d'autres, sachez que les clics d'or est un prix ouvert aux créations francophones ! Avec ses 120 mini films, VW passat USA a démontré l'efficacité relative du net par rapport aux autres médias. Sur www.vw.com/passat/, vous lancez le mini site et découvrez simplement... 120 films publicitaires de quinze secondes, chacun consacré à un équipement de la voiture. Des quinze secondes très "bernbachiens", un appareil dentaire pour parler par choc, par exemple. Pendant les neuf premiers mois de 2005, 190 000 véhicules ont été vendus. Le nouveau site est lancé en août, toutes choses égales par ailleurs. Il reçoit depuis, chaque mois, un million de visiteurs, et la marque vend 160 000 véhicules sur le seul mois de septembre. Chez VW efficacité rime avec abondance. Mais chez Burger King, c'est la subversion qui a fait mouche. www.subservientchicken.com ou la sex cam appliqué au monde du burger poulet. L'annonceur a compris qu'on attirait les visiteurs avec du sel, beaucoup de sel : 14 millions de visiteurs ont voulu donner des ordres au poulet en porte jarretelles, qui a généré 61 580 liens sur Google.

Créativité, viralité, efficacité. Trois maîtres mots de cette matinée. On aurait aimé que les annonceurs les apprennent par coeur.
Malheureusement, ce grand concentré de création était suivi par beaucoup d'étudiants, à moins que les annonceurs aient beaucoup rajeunis ces temps-ci. Les annonceurs sont un peu sub curieux, non? Alors voici leur anti-sèche. Elle sera suivie d'autres , car dans les 25 prochains jours, 25 professionnels exprimeront leur point de vue sur l'un des univers des Clics d'Or (informer, divertir, interagir, communiquer, conquérir, mobiliser, bouger, créer). Une manière comme une autre de patienter jusqu'à l'ouverture des inscriptions en janvier prochain.

01 décembre 2005 08:14:17

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